Initiatives de Développement

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ARCHITECTURE/ URBANISME

Diébédo Francis Kéré : Construire avec le peuple/ Construire pour le peuple

Des élèves assis à l’ombre de l’école primaire de Gando. Photo prise par Erik-Jan Ouwerkerk.



Jean Jonassaint

Comment habiter nos espaces torrides ? Et plus largement comment habiter nos terres ? Ce sont là des questions incontournables si l’on veut construire efficacement. Ce sont là également des questions qui ont hanté, sûrement hantent encore, Diébédo Francis Kéré, architecte burkinabé, Prix Pritzker d’architecture, 2022 dont la devise pourrait être « Construire avec le peuple » ou « Construire pour le peuple », comme le titre de sa conférence à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine le 23 septembre 2014 que je vous invite à écouter. Dans cette conférence (résumée ci-dessous), Kéré esquisse une philosophie de l’aménagement urbain, et plus largement du développement de nos pays du Sud qui donne à penser, à agir…

Si vous préférez l’anglais, écouter plutôt sa conférence à The Design School at Arizona State University qui développe les mêmes idées avec plus ou moins les mêmes exemples de projets de construction ; ou encore pourquoi ne pas l’écouter en anglais raconter à Cape Town, le 23 février 2011, sa première aventure architecturale dans son village natal, Gando, dans une conférence intitulée : « African architecture should stop copying the West ».

Construire pour le peuple : nouvelles traditions. Une conférence donnée à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine le 23 septembre 2014

Dans cette intervention, Diébédo Francis Kéré retrace l’histoire de différents projets qu’il a menés au cours de sa carrière d’architecte pour démontrer des principes centraux à sa philosophie : se servir des matériaux et des savoirs locaux, et impliquer les populations dans la construction de bâtiments utiles, économiques, durables et adaptés à leurs environnements respectifs. Il incombe aux architectes et constructeurs africains de ne pas se contenter de recopier les bâtiments de pays plus riches de manière réductive et ahistorique, sans prendre en compte l’environnement dans lequel ces constructions existent ou les moyens déployés.

Hugo Cantin



Design Indaba, Cape Town, 23 février 2011
“African architecture should stop copying the West” (L’architecture africaine ne devrait plus imiter l’Occident)

Dans cette conférence, Diébédo Francis Kéré montre l’incompatibilité des modèles de construction occidentaux et chinois avec la réalité au Burkina-Faso, où l’eau courante n’est pas généralisée et les infrastructures manquent. Le projet d’une école de Gando, conçu alors que Kéré étudiait l’architecture en Allemagne démontre la faisabilité de projets économiques et durables qui utilisent des matériaux et des savoirs locaux. Si l’association Schulbausteine für Gando n’a pas rassemblé des fonds suffisants, le travail de l’ensemble du village a transformé cette idée en une réalité.


Le choix de construire une école n’est pas anodin, dans un pays où l’éducation fait défaut et l’école en tant que bâtiment est habituellement envisagée comme français, utilisant des matériaux comme le béton et le verre.


Kéré souligne l’importance de l’éducation et de la participation du village de Gando comme la clé du succès de l’école. C’est au travail de toute la communauté, notamment avec l’implication des femmes que Kéré attribue le succès de ses constructions. En convaincant la population de la viabilité de la terre crue comme matériau de construction et de la terre compactée comme fondation, et en montrant la valeur de savoir-faire ancestraux et d’outils disponibles sur place, Diébédo Francis Kéré a pu obtenir le soutien des villageois et leur force de travail.

Hugo Cantin



Diébédo Francis Kéré: Design School at Arizona State University





ÉDUCATION

How to fix a broken education system … without any more money (Comment fixer un système éducatif défaillant … sans plus d’argent) 

Une courte vidéo TED Talk de Seema Bansal (Inde)

Durée: 14 min 28 sec | 258,736 views | 20 juillet 2016

Seema Bansal a ouvert la voie à une réforme de l’enseignement public dans 15 000 écoles de l’Haryana, en Inde, en se fixant un objectif ambitieux : d’ici à 2020, 80 % des enfants devraient avoir des connaissances de leurs niveaux scolaires. Pour atteindre cet objectif, elle cherche à mettre en place des réformes qui fonctionneront dans toutes les écoles sans ressources supplémentaires. Mme Bansal et son équipe ont réussi à utiliser des techniques créatives et simples, telles que la communication avec les enseignants au moyen de chats de groupe par SMS, et elles ont déjà amélioré de manière mesurable l’apprentissage et l’engagement dans les écoles de l’Haryana.


Bonne lecture !

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n’hésitez pas à nous écrire. D’avance, merci beaucoup.


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